30 mai 2007
La Pensée Unique
À B* qui n'aura jamais cédé
« Les routes qui ne promettent pas le pays de leur destination sont les routes aimées » — René Char, Le Nu Perdu, 1971
C’est une fleur
la fleur de l’âge
que tous butinent
C’est la fraîcheur
à laquelle
tant voudraient
s’abreuvoir
que plus nombreux
encore sont ceux
qui voudraient
l’arroser.
Il n’y a qu’un
jardin de plus en
plus secret
Une forteresse
meurtrie par
tant de regards
Dégoût
Carabine mentale
Dans la mens
de cette albâtre
Devenue altière
Future châtelaine
Promise à la
plus belle des
conquêtes...
Frank ADEBIAYE, mai 2007
14 avril 2007
Littell vs Cayrol : Lazare vainqueur

Source : http://www.egliselutherienne.org/
On nous rebattu les oreilles et les yeux avec Jonathan Littell et ses Bienveillantes. J'ai moi-même modestement contribué à ce mouvement complaisant.
Pourquoi complaisant ? Car c'était sans connaître Jean Cayrol et son Œuvre Lazaréenne.
Références :
- Marie-Laure Basuyaux , "Les années 1950 : Jean Cayrol et la figure de Lazare", Acta Fabula, L'idée de littérature dans les années 1950, URL : http://www.fabula.org/revue/document61.php
- http://passouline.blog.lemonde.fr/2005/02/11/2005_02_pour_saluer_cay/
- “L'écriture de Cayrol, dominée par la figure de Lazare, revenu d'entre les morts, représentation du retour de l'univers concentrationnaire, s'est toujours située dans une modernité radicale, avant même l'émergence du « nouveau roman ». Les personnages sont passifs et anonymes face à un monde dépourvu de sens, dans un espace détaché de la conception narrative classique.”
Source : Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cayrol
25 mars 2007
La typographie et la poésie à la rescousse de l'incurie éditoriale
J’étais au Salon du Livre hier. Beaucoup de livres, bien sûr ; mais aussi beaucoup (trop) de célébrités, venues se montrer ou dédicacer.
Liste (non exhaustive) des célébrités vues hier :
Marc Lévy
Roger Hanin
Amélie Nothomb
Claude Sérillon
Raymond Poulidor
Françoise Fabian
Jean-Philippe Probst
Patrick de Carolis
Malek Chebel
Jacques Marseille
Patrick Eudeline
Bien sûr, il y avait l’Inde ; mais honnêtement, je n’y ai pas prêté attention.
Loin des livres à grand tirage, j’ai acheté deux livres capitaux dans leurs domaines respectifs (typographie et poésie) :
- Jan Tschichold, Typographie et livre, Allia
- René Char, Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléïade, Gallimard
La muse et l’artisan
Un lendemain d’apocalypse
À la périphérie d’une cité lacustre
Une muse sort de l’eau
Les châtaignes du temps se sont écrasées
Sur son auburn inchangé
Elle se plaît toujours
Dans le film
De sa vie fantasmée
Ses mains sont élégantes
Mais grossières par leur inutilité
Son regard azuréen
Croise le regard gris marron
D’un artisan
Il a le corps trappu
Mais les mains fines et expertes
Il produit, il créé
Elle n’est qu’un vague consommé
De regards de plus en plus
Distraits par ses rivales
Incessantes
Lui grave sereinement dans l’éternité :
NEC PLURIBUS IMPAR.
Frank ADEBIAYE, mars 2007
27 février 2007
L’espoir
C’est quoi l’espoir ?
C’est le cheval fou
d’un cavalier improvisé
Instable & inattendu
Il nous voit et nous sent gauche
Authentique, nu
Face à nous-mêmes
Face à nos manques
À nos angoisses
C’est un visage familier
et inconnu
Un goût de retrouvailles inédites
Qui nous donne immédiatement envie
De pleurer en sourire
D’un intense bonheur
C’est le destin d’Hermès pour tous les Héphaïstos du monde
Celui de Jupiter pour tous les Mercure de l’univers
C’est notre grandeur d’homme
Que l’on découvre soudain en miniature
Plus décisive que jamais
Une voix fluette, une silhouette presque insignifiante
Nous murmure notre destin éphémère
Sur cette terre.
Frank ADEBIAYE, février 2007
04 février 2007
En attendant le Soleil
En attendant le Soleil
L’alchimiste range ses flasques
De mercure, de souffre et de sel
Il prépare sa prochaine expérience
Celle du sommeil du juste
Il rêve à la reconnaissance universelle
de son art
À son prestige éternel
Incliné encor’ devant les dieux
Mais promis à l’avenir du monde
Soumis à son régime classé secret attaque
Reptile son règne s’annonce implacable
Comme un astre vert
Et toujours victorieux
Jamais épuisé
Ce jour sera le triomphe définitif de la magie
L’anti-apocalypse absolue
Frank ADEBIAYE, février 2007
28 janvier 2007
Du sommeil à la dormition
La tête en fièvre
Nous ne sommes plus très loin
De la douceur
La douceur de vivre
En paix, en harmonie
Sans heurts ni ces petits “trébuchements”
permanents
Qui font l’âpreté d’une vie entière
Passée dans des combats inutiles
Mais on a fait de nous des béliers furieux
À la solde de Mars et de ses sanglantes déconfitures
Dionysos pour le boire
Et seuls au monde pour nos déboires
Pourrie
La poutre du profond ennui
À laquelle, somnambules risibles,
nous voudrions rester suspendus.
Nous ne goûterons pas à la dormition
Tourmentés à jamais
Nous ne verrons ni le sommeil de Dieu
Ni n’entenderons le doux murmure des anges
Qui nous disent : dors et oublie tout...
(Frank ADEBIAYE, janvier 2007)
Le tilleul bourguignon

31 août 2006
Comment sauver la presse quotidienne nationale payante d'information ?
Excellent rapport de l'Institut Montaigne
http://www.institutmontaigne.org/medias/rapport_media_internet_avec_1_2_3_4.pdf
05 avril 2006
Le français vu des langues étrangères ou la francophonie insolite

Fiez-vous à sa bonne mine, le contenu est à la hauteur des promesses de la couverture. Je l'ai dévoré d'une traite !
Je suis tombé sur un article citant en référence ce livre ; cela s'appelle «Le coq chante-il moins fort ?».
Quelques autres liens :
http://www.communautarisme.net/Male-chauvinist-pig-!_a689.html
http://www.terranovamagazine.ca/19/pages/livres/livres.html
http://www.lefigaro.fr/culture/20060330.FIG000000061_jeu_de_piste.html