28 janvier 2007
Du sommeil à la dormition
La tête en fièvre
Nous ne sommes plus très loin
De la douceur
La douceur de vivre
En paix, en harmonie
Sans heurts ni ces petits “trébuchements”
permanents
Qui font l’âpreté d’une vie entière
Passée dans des combats inutiles
Mais on a fait de nous des béliers furieux
À la solde de Mars et de ses sanglantes déconfitures
Dionysos pour le boire
Et seuls au monde pour nos déboires
Pourrie
La poutre du profond ennui
À laquelle, somnambules risibles,
nous voudrions rester suspendus.
Nous ne goûterons pas à la dormition
Tourmentés à jamais
Nous ne verrons ni le sommeil de Dieu
Ni n’entenderons le doux murmure des anges
Qui nous disent : dors et oublie tout...
(Frank ADEBIAYE, janvier 2007)
Le tilleul bourguignon

Mercure au second degré

Source : http://www.vroma.org/images/flood_images/hermes.standing.jpg
À quoi sert une école de commerce ? À quoi doivent s'attendre ceux qui ont été formés dans les temples d'Hermès ?
Mieux vaut en rire avec Jacques Offenbach (in Orphée aux Enfers, 1858) :
« MERCURE :
Eh hop ! Eh hop ! Place à Mercure !
Ses pieds ne touchent pas le sol,
Un bleu nuage est sa voiture,
Rien ne l'arrête dans son vol.
Bouillet dans son dictionnaire
Vous dira mes titres nombreux:
Je suis le commissionnaire
Et des déesses et des dieux;
Pour leurs amours moi je travaille,
Actif, agile, intelligent,
Mon caducée est ma médaille,
Une médaille en vit argent.
[...]
Je suis le dieu de l'éloquence,
Les avocats sont mes enfants,
Ils me sont d'un secours immense
Pour flanquer les mortels dedans.
Je dois comme dieu du commerce
Détester la fraude et le dol,
Mais je sais par raison inverse
Les aimer comme dieu du vol,
Car j'ai la main fort indirecte
Et quelquefois le bras trop long:
Quand il était berger d'Admète
J'ai chipé les bœufs d'Apollon.
Tout en étant le dieu des drôles,
Je suis le plus drôle des dieux,
J'ai des ailes sur les épaules
Aux talons et dans les cheveux.
Jupin mon maître sait me mettre
A toute sauce ; il finira
Par me mettre dans un baromètre
Pour savoir le temps qu'il fera. »
27 janvier 2007
Cabinet des curiosités typographiques chez Linotype
En ce moment, chez Linotype, ils offrent Palatino Sans Light Informal avec l'achat de n'importe quelle police. J'ai donc un peu exploré la typothèque de Linotype et je suis allé voir du côté des polices gothiques (http://www.linotype.com/2221/blackletterfonts.html). Seule une fonderie allemande peut oser proposer autant de polices gothiques ! Pour ma part, j'ai opté pour une lombarde (http://www.linotype.com/1767/linotypetextur-family.html). Et j'ai ainsi obtenu la Palatino Sans Light Informal tant désirée. Le dessin en est, à mon goût, moins réussi que celui de Palatino Nova, mais, par contre, quelle lisibilité ! C'est vraiment impressionnant. C'est l'effet XSF - eXcellent Screen Font (http://www.linotype.com/2049-16432/xsf.html). Et cela me renvoie au post précédent par un hasard, comme tous les hasards, insoupçonné...
Über die Lesbarkeit / À propos de la lisibilité des caractères électrotypographiques
Depuis quelques temps, j'ai acheté énormément de polices de caractères, avec des bonheurs divers (http://velvetyne.canalblog.com/archives/2006/04/26/1767660.html & http://velvetyne.canalblog.com/archives/2006/07/31/2388713.html) mais, à chaque fois, j'étais déçu sur un point : la lisibilité des polices à l'écran. Grâce aux conseils avisés de Will Harris (http://www.will-harris.com/verdana-georgia.htm#OtherType for the screen), j'ai pu trouver la police qu'il me fallait pour mes travaux littéraires. En effet, je suis assez réticent à imprimer sans arrêt mes travaux (je gâche assez de papier dans mon travail) et donc je suis amené à beaucoup travailler sur écran. C'est pourquoi la lisibilité à l'écran est fondamentale à mes yeux (c'est le cas de le dire).
Qu'une police soit lisible à l'impression, c'est la moindre des choses mais qu'elle soit aussi lisible à l'écran, c'est une exigence qu'il faut avoir dès maintenant, dans la mesure où nous entrons de plus en plus inexorablement dans les temps électrotypographiques.
La police que j'ai choisie, Zapf Elliptical de chez Bitstream, a la particularité d'être au format OpenType TTF, ce qui la rend compatible avec Windows, Linux et MacOS X et... OpenOffice sous Linux, ce qui n'est pas une mince affaire (http://velvetyne.canalblog.com/archives/2006/07/29/2374413.html).
Curiosités typographiques
Jean-François Porchez signe la nouvelle typo identitaire de la Macif
http://www.typofonderie.com/alphabets/view/Macif
Lu sur Typophile : "I’m green to this site" dans le sens être fan de ce site. Amusant.
Au début, on voit des polices partout
http://typophile.com/node/30829
De l'usage de l'anti-slash dans la phrase
http://typophile.com/node/30846
Comment prononcer "sans" dans "sans-serif" ?
http://typophile.com/node/30811
Adobe créé-t-il encore des polices de caractères ?
http://typophile.com/node/30916
Angela Grauerholz : de la typographie à la photographie
http://www.leville-marie.com/article-64612-Le-temps-dAngela-Grauerholz.html
De la différence entre capitales et majuscules
http://www.courtois.cc/monblog/index.php/2007/01/18/111-majuscules-et-capitales
La douceur de Tchéky Karyo
On ne l'imaginait pas comme ça, quand on le voyait en méchant abject dans Dobermann, dans Jeanne d'Arc et dans tant d'autres films. Mais l'évidence est là. Dans Ce lien qui nous unit, Tchéky Karyo nous épate, nous enchante par sa douceur, d'autant plus authentique qu'elle est inattendue. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences... Un moment de paix, que demander de plus ?
Signalons également l'excellent blog de Tchéky Karyo : http://tchekykaryo.blogspot.com/.
Les hirondelles ne passeront sûrement pas l'hiver
Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais cette année, les hirondelles ne passeront sûrement pas l'hiver.
Heureusement, il restera toujours les hirondelles typographiques.
21 janvier 2007
Oublier Dionysos. Redevenir Hermès.
Changement de bannière pour velvetyne. Abandon d'Ambroise. Fin de l'orange, symbole de Dionysos. Renaissance du vert, symbole d'Hermès. Liseret rose : valentinage et Eden Park.
Garamond, car on reste français. Motifs gris-mercure.
On ne sait pas être chose que soi-même.
Passée la folie de Mars, ses clairières de sang, ses mares de cendres et de désespoir.
Cruxifiée une énième fois ce Dionysos multimillénaire. Il s'en remettra et nous aussi.
Ah oui, dans ce nouveau monde, la poésie remplace la technologie aliénante et les symboles, l'actualité dérisoire.
Retour à soi
Voici ce que peut écouter l'âme du poète en exil quand il regarde les Enfers en contrebas :
L'enfant soldat de Gérard Manset
Crépuscule-transfert d'Hubert-Félix Thiéfaine
Lavabo d'Alain Bashung
Les militaires de Jean-Louis Murat
Mauvaises vibrations d'Eddy Mitchell
Evadez-vous, évadez-vous ! Et vivez sous peine de mort !